Covid-19 : 2021 commence sur fond d’espoirs et d’inquiétudes

La nouvelle variante du virus de la COVID-19, plus transmissible, inquiète l’OMS même si l’année 2021 débute avec de "nouvelles opportunités ....."

« Un an après le premier bulletin d’information de l’OMS sur ce virus, nous disposons de nouveaux outils et de beaucoup plus de connaissances, mais nous restons sous la menace de la COVID-19, car les cas se multiplient en Europe et nous nous attaquons aux nouveaux défis posés par le virus en mutation », a indiqué le directeur de l’OMS Europe, le Dr Hans Kluge, lors d’une conférence de presse.

La région européenne de l’OMS a enregistré plus de 26 millions de cas de COVID-19, et plus de 580 000 décès en 2020. Une étude conduite dans 27 pays de la région a montré une augmentation de la surmortalité en 2020, qui a été multipliée par 3 par rapport à 2018 et par 5 par rapport à 2019.

Un virus mutant inquiétant car plus transmissible 

La nouvelle variante du virus a été détectée dans 22 pays de la région OMS-Europe qui couvre 53 pays. « Comme tous les virus, le virus COVID-19 a évolué au fil du temps », a indiqué le D Hans Kluge. « Cette variante est préoccupante » car elle a augmenté la transmissibilité », a-t-il poursuivi.

Avec une transmissibilité accrue et une gravité de la maladie similaire, la variante suscite toutefois l’inquiétude : sans un contrôle accru pour ralentir sa propagation, il y aura un impact accru sur les établissements de santé déjà stressés et pressurisés. 

Cependant l’OMS Europe note que jusqu’à présent « il n’y a pas de changement significatif de la maladie que cette variante produit, ce qui signifie que la COVID-19 n’est ni plus, ni moins grave ». Elle se propage dans tous les groupes d’âge et les enfants ne semblent pas être plus exposés.

L’OMS estime que cette variante pourrait, avec le temps, remplacer les autres formes du virus actuellement en circulation, comme on le voit au Royaume-Uni et, de plus en plus, au Danemark.

« Avec une transmissibilité accrue et une gravité de la maladie similaire, la variante suscite toutefois l’inquiétude : sans un contrôle accru pour ralentir sa propagation, il y aura un impact accru sur les établissements de santé déjà stressés et pressurisés », a prévenu le chef de l’OMS Europe.

« C’est une situation alarmante, qui signifie que, pendant une courte période, nous devons faire plus que ce que nous avons fait et intensifier les mesures sociales et de santé publique » a poursuivit le Dr Kluge.

Pour lui « le port généralisé des masques, la limitation du nombre de rassemblements sociaux, l’éloignement physique et le lavage des mains, associés à des systèmes de test et de traçage adéquats, un soutien approprié à la quarantaine et à l’isolement, et de plus en plus à la vaccination, fonctionneront si nous nous impliquons tous ».

Assurer l’accès aux vaccins pour tous

Les vaccins sont un outil pour contenir la pandémie. L’OMS et ses partenaires font d’énormes efforts pour assurer l’accès aux vaccins dans tous les pays. « Il faut pour cela que chaque pays soit capable de contribuer, de faire des dons et de soutenir un accès et un déploiement équitables des vaccins », a ajouté le Dr Kluge.  

« Collectivement, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’abandonner un pays ou une communauté ».

L’OMS Europe recommande de vacciner en priorité le personnel soignant ainsi que les personnes à risque.

« Nous avons la responsabilité de fonder nos décisions sur les valeurs fondamentales qui sont au cœur de l’humanité : la solidarité, l’équité et la justice sociale » a conclu le directeur de l’OMS Europe.

Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative
ONU
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